Comment aller de l'avant en comprenant sa lignée maternelle

S’en libérer, casser les liens – parfois psychologiques - pour devenir soi

1) Les relations mères-filles

Les relations mère-fille sont souvent mouvementées, et difficiles notamment en période d'adolescence.

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Car d'un côté, les mamans font parfois des projections inconscientes sur leur fille. De l'autre côté les filles passent par une période de rebellion où elles cherchent à se différencier de leur mère. Afin de trouver leur propre voie dans la vie, d'avoir leur propre style.

Cette période peut être difficile à vivre pour une mère car elle voit sa fille devenir une femme, prendre de l'assurance. Elle a l'impression que sa fille s'éloigne d'elle ! Mais au fond, cet éloignement est souvent le prélude d'une nouvelle relation mère-fille, placée sous le signe:

  • de la complicité,
  • du partage et
  • de l'enrichissement mutuel !

En effet, une mère peut appendre beaucoup sur elle-même en regardant sa fille devenir une femme.

2) La découverte du féminin

 Les jeunes filles, découvrent le féminin à travers leur mère. Car elle demeure durant de nombreuses années leur unique modèle. Comme l’écrit Catherine DOLTO dans son livre Les mamans (top pour lire avec sa fille; à commander en quelques clics ICI

C’est regardant vivre sa maman qu’une petite fille deviendra une femme “
— Catherine Dolto

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Depuis des générations,  les mères montrent à leurs filles comment se comporter dans le monde.

Bien sûr, au fil des siècles les us et coutumes ont évolués au sein des familles ainsi que dans nos sociétés. Il est évident qu'une maman au XXIe siècle interagit différemment avec sa fille par rapport à une maman du XIXe siècle.

Pourtant, au sein d’une même lignée cette maman du XXIe siècle partage quelque chose, avec ses aïeules du XIXe siècle!

Vous vous demandez quel est ce trait d’union entre toutes ces femmes ? Eh bien, leur point commun, c’est la mémoire ou plutôt les mémoires. Car il en existe deux types que je vous invite à découvrir...maintenant ! 

3) Mémoire cellulaire et mémoire transgénérationnelle
 

 a) La mémoire cellulaire

Le premier type de mémoire est au niveau cellulaire. Je pense notamment aux cellules mitochondriales (siège de la respiration et source d'énergie), lesquelles sont transmises directement de mères en filles. Ces cellules possèdent leur propre code génétique. Lequel est indépendant de celui du noyau cellulaire. Cet ADN que l’on pourrait qualifier de maternel, ne fusionne pas avec celui du père. Donc à travers ces cellules nous portons une partie de la mémoire génétique de nos aïeules ! 

b) La mémoire transgénérationnelle

Le second type de mémoire, qui nous intéresse davantage dans cet article,  c’est la mémoire transgénérationnelle. Vous savez, celle qui nous donne l’impression d’agir, de réagir, comme l’auraient fait notre mère ou notre grand-mère. Ces réactions surviennent, dans les moments où l’on est surmenée, stressée ou contrariée.

Cela m’arrive lorsque je suis assez fatiguée d’avoir couru après le temps, que mes enfants se chamaillent pour des broutilles. Je me surprends à ressortir les même expressions que ma grand-mère (j’étais très proche d’elle).

Tant que cette mémoire se manifeste, à travers de petites expressions, ou de petites habitudes, elle n’est pas trop handicapante au quotidien. Mais, à partir du moment où elle nous enferme dans des schémas répétitifs, le temps est venu, d'explorer cette mémoire afin de comprendre les mécanismes sous-jacents de nos comportements car, c'est en réalisant ce travail d’exploration, que l'on commencera à (re)devenir maître de son existence.)


4) Explorer son passé afin de s’en libérer: chacune sa méthode

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Il existe différentes méthodes pour se libérer du poids de son passé. J’ai fait une séance d’hypnose, car je ressentais le besoin de couper certains liens psychologiques avec ma mère. J’avais la vague sensation, que cet attachement était devenu un frein à mon développement. Peut-être, avez-vous déjà ressenti cela dans votre existence ?  Mais je ne suis pas vraiment réceptive à l’hypnose.  Ce n’était pas pour moi la bonne voie pour me libérer d’une partie de mon passé.

Par contre, ce qui a été le plus aidant dans mon parcours, c’est la généalogie. En effectuant des recherches pour reconstituer l’histoire de famille, je me suis rendue compte des difficultés rencontrées par mes aïeules. J’ai découvert le parcours de vie de grand-mère, en discutant avec des cousines, dont les parents l’avaient connue dans son jeune temps. Je me suis souvenue des histoires de ma mère et de ma tante sur leur jeunesse. Elles me décrivaient une éducation beaucoup plus stricte, moins tolérante. Mais il fallait, remettre ces récits dans leur contexte qui était plus rude qu’ aujourd’hui ! Je devais comprendre que c’était, leur vie, leur histoire, pas la mienne !

5) Quelles pistes de réflexion

Anne Ancelin Schützenberger, le décrit très bien dans son livre « Ici et maintenant, vivons pleinement ». Elle a nommé un  chapitre « Se sentir plus léger » , dans lequel elle écrit ceci :

Quand on fait son propre arbre généalogique et qu’on remet les événements à leur place et dans leur contexte, on se sent généralement « enfin léger » - comme allégé de tout ce poids qui nous gâchait la vie…. On a déposé « en vrai » ces valises : on ne les reprend plus, on a rendu à César ce qui lui appartenait, aux ancêtres ce qui leur revenait »
— Anne Ancelin Schützenberger

 

(Si ce livre vous intéresse, commandez-le en clic sur Amazon en cliquant sur l’image ci-dessous)

 

C’est une des nombreuses vertus de la généalogie que de remettre les événements à leur place et dans leur contexte. De se rendre compte que nous ne sommes pas prisonnières des choix qu’ont fait nos aïeules !

Pour celles qui trouvent le passé trop lourd à porter, je vous propose la vison d’une guérisseuse d’une peuplade Alaska. (pour info, vous pouvez le lire dans le magazine Happinez n°25)

Donc cette guérisseuse nous dit ceci :

"Le passé n’est pas un fardeau. C’est une sorte d’échafaudage que nous avons escaladé jusqu’à notre position actuelle. Désormais, nous sommes libres d’être qui nous sommes, de créer nous-même notre propre vie à partir de toutes les ressources du passé et du présent qui sont à notre disposition."

Avant de conclure, j'aimerais vous partager une dernière citation de Bruno CLAVIER psychologue clinicien, et analyste transgénérationnel auteur du livre  Fantômes familiaux (à commander en un clic ICI)  , et dont j'ai eu la chance d’assister à une de ses conférences :

A l’origine de nombres de traumatismes non traversés, il y a la condition de la femme. Et changer cette condition ne suffit à changer les duplications inconscientes. Même si les femmes d’aujourd’hui sont différentes, elles peuvent répéter les histoires de leurs ancêtres, par pure loyauté familiale. Le fait de s’intéresser à sa lignée de femmes peut permettre de se libérer, mais aussi de libérer les générations suivantes”
— Bruno Clavier


Eh oui ! Par un effet boule de neige, en se donnant le droit de se libérer de son passé, on permet aux générations à venir de se sentir plus légères. 
 

Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, j’aime cette notion que le passé peut être aussi une source d’inspiration ! Notre histoire peut devenir notre force à condition de ne pas s’y enfermer en mode victime !

Alors le passé : fardeau ou source d’inspiration? Dites-nous en commentaire. On s’enrichit des contributions de chacune!

 

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